Blog Echosens FibroMeter : des marqueurs sanguins pour évaluer le degré de fibrose

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Interview de Paul Calès, Département d’hépato gastroentérologie, Hôpital d’Angers, France

 

 

Pouvez-vous brièvement nous parler des principaux objectifs de cette étude ?

Pourquoi avoir choisi de se focaliser sur ces objectifs ?

 

Nous avions développé, en 1997, le premier test de fibrose hépatique. Mais à l’époque, c’était dans des causes particulières.  

Là, c’était pour développer des tests spécifiques de causes, et pour améliorer les cibles diagnostiques.

 

 

Pourriez-vous présenter le critère d’inclusion, ainsi que la population ciblée ?

Pourquoi avez-vous choisi ce critère ?

 

Il y avait deux types de populations :

  • Des hépatites virales C et B,

  • Des hépatopathies alcooliques.

Chaque patient devait avoir une ponction hépatique qui était la référence, on comptait 51 marqueurs sanguins. Et comme critère clinique, ces patients ne devaient pas avoir de cirrhose décompensée, ni de traitement anti fibrose.

 

 

Pourriez-vous brièvement nous parler des résultats ?

 

Il y avait deux types de résultats, puisqu’il y avait deux cibles diagnostiques :

  • La fibrose significative,

  • Et l’aire de fibrose.

En concernant la première population des hépatites virales, il y avait une population test, de 383 patients, et une population de validation, de 520 patients.

L’AUROC, pour la fibrose significative, était de 0.88, ce qui est très bon, et le coefficient R2 pour l’aire de fibrose était de 0.64, ce qui est satisfaisant.

Pour ce qui concerne la population avec hépatopathie alcoolique, il n’y avait que 95 patients, car ce sont des malades plus rares, du point de vue de la biopsie, mais nous avions une excellente AUROC pour la fibrose significative, à 0.96, et un excellent coefficient de corrélation pour l’aire de fibrose à 0.92.

 

Quelles sont les points clés de l’étude à retenir ?

En conclusion quelles avancées cette étude apporte-t-elle à la pratique clinique et aux patients ?

 

Pour les points d’avancée de l’étude, il y avait deux messages principaux :

  • Le test de la fibrose significative, qui a été confirmé, au point de vue performance, d’une quinzaine d’études, la plupart indépendantes.

  • En ce qui concerne le test d’aire de fibrose, c’est également une avancée significative, mais qui demande confirmation.

En ce qui concerne les retombées pratiques cliniques, il y a énormément de résultats puisque, ces résultats étant confirmés, nous avons eu l’acceptation de ces tests dans la pratique, selon la recommandation de la HAS (Haute Autorité de Santé).

A l’heure actuelle, il est possible de faire chez l’adulte sans comorbidités, atteint d’hépatite C, un diagnostic en première intention grâce à un test sanguin.