L’ESSENTIEL À RETENIR
1. La stéatose hépatique métabolique (MASLD) : La MASLD touche près d’un Français sur trois, ce qui en fait une véritable épidémie métabolique. Chez les patients diabétiques, le risque d’évolution vers une fibrose, puis une cirrhose ou un cancer du foie, est nettement plus élevé. Un dépistage précoce est indispensable pour éviter l’évolution vers les stades avancés.
2. Une démarche diagnostique simple et validée : Le dépistage efficace tient en deux étapes : tout d’abord, calcul du FIB-4 (≤ 1,3 rassurant, ≥ 2,67 très évocateur, valeur intermédiaire à approfondir) puis confirmer par un test non invasif grâce au dispositif FibroScan® si le FIB-4 est anormal ou douteux.
3. Les transaminases seules : un test insuffisant : Les tests biologiques classiques (transaminases) sont normaux dans la majorité des cas de fibrose significative chez le patient souffrant d’obésité et/ou de DT2. Il ne faut donc pas attendre des taux élevés pour appliquer la démarche diagnostique approuvée par les recommandations multidisciplinaires.
4. Le dispositif FibroScan® : L’examen réalisé avec le FibroScan® permet de mesurer en même temps la fibrose hépatique (LSM by VCTE®) et la stéatose (CAP). Il s’agit d’un examen rapide (environ 5 minutes), non invasif et facilement délégable après une courte formation (IDE ou assistant(e) médical(e)). Au‑delà de la stratification du risque, les résultats chiffrés fournis par l’appareil constituent un véritable support de motivation pour le patient. Ils facilitent l’engagement dans un changement durable du mode de vie, en rendant l’évolution de la maladie plus concrète et compréhensible.
5. L’importance d’une prise en charge rapide et pluridisciplinaire : La mise en évidence d’une fibrose doit conduire à une prise en charge globale et structurée. Celle‑ci repose sur : une hygiène de vie adaptée (régime méditerranéen, réduction des sodas et du fructose, idéalement zéro alcool),une optimisation des traitements cardiométaboliques (metformine, iSGLT2, analogues du GLP‑1), et une orientation vers un hépatologue en cas de FIB‑4 élevé persistant, de LSM > 8–10 kPa, ou de suspicion de cirrhose.